Le portail européen du chamanisme
226

Aigle Bleu – Luc Bourgault

Accueil Forums Chamanisme Aigle Bleu – Luc Bourgault

Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  JJ, il y a 2 semaines et 3 jours.

Affichage de 1 message (sur 1 au total)
  • Auteur
    Messages
  • #8799 Répondre

    JJ

    Bonne nouvelle, Aigle Bleu est enfin disparu. Exclu du Cercle de Sagesse, sa société en faillite…

    J’ai déniché, sur ce faux Indien aux faux enseignements, un article d’un journal canadien, Le Soleil, du 16 septembre 2007, qui relate que déjà à l’époque il était d’une profonde malhonnêteté, voici l’article :

    Le mystérieux écovillage d’Aigle Bleu

    Aigle Bleu est le chef spirituel du Sanctuaire du Feu Sacré. Depuis près de deux ans, lui et ses acolytes recrutent pour fonder un écovillage à l’amérindienne près de Québec. Soupçonnant une secte, plusieurs membres ont quitté le projet. Enquête.

    La soirée venue, Aigle Bleu avait convié une quinzaine de personnes autour d’un feu qui crépitait au centre d’un grand tipi dressé près du lac artificiel. Il avait enfilé son costume amérindien et pris soin de purifier ses invités avec de la sauge, du tabac et de « l’encens liquide ». La cérémonie consistait à fermer les yeux et à visualiser des « spirales de lumière ». Puis, à tour de rôle, les membres du groupe devaient échanger le « bâton de parole » et confier leurs émotions.

    La plupart étaient gonflés d’enthousiasme. En cette chaude journée de juillet 2006, ils avaient fait le voyage d’un peu partout au Québec jusqu’au domaine Saint-Adolphe. Toute la matinée et l’après-midi, ils avaient admiré ce paradis naturel à une quarantaine de minutes de la capitale, avec ses collines, ses milliers de variétés d’arbres, son lac rempli de truites et ses perdrix bien dodues qui se dandinent sur les chemins de terre. C’est ici, sur un plateau clairsemé, que les dirigeants du Sanctuaire du Feu Sacré promettaient de fonder l’Écovillage de Paix.

    Que la communauté à venir soit nimbée de dévotion amérindienne et que son chef porte le nom d’un rapace aurait sans doute inquiété le commun des mortels. « Le côté spirituel, que les autres écovillages n’avaient pas, nous a attirés », précise Daniel Larue *, un père de famille qui, avec sa femme, croyait avoir trouvé l’endroit idéal pour élever son fils. À son image, la majorité des convives étaient aussi écolos que fervents de spiritualité new age — le genre qui pratique le lombricompostage et abuse du mot énergie.

    Le Sanctuaire du Feu Sacré

    Bref, une clientèle cible pour le Sanctuaire du Feu Sacré. Cette corporation religieuse, enregistrée comme organisme de charité à Wendake, est vouée à la création de l’Écovillage de Paix. Depuis 2001, elle offre aussi des cours et des activités inspirées des Premières Nations — colloques sur la spiritualité amérindienne, aromathérapie, musicothérapie, cristallothérapie, cours de méditation — dont la plupart sont animées par son fondateur, Aigle Bleu.

    Selon sa biographie officielle, disponible sur le site Internet du Sanctuaire du Feu Sacré, Aigle Bleu « est un artisan de la nouvelle communauté planétaire, parfois appelée Arc-en-ciel. Sa Mission est de travailler pour l’Avenir de la Terre-Mère et d’une humanité éveillée ». Il a étudié dans une école de spiritualité amérindienne pendant 25 ans (où, prétend-il, il a été ordonné pasteur après avoir réussi l’examen pratique qui consistait à créer de la lumière avec son corps). En plus d’avoir « reçu des enseignements des aînés porteurs de sagesse de plusieurs nations autochtones », il emprunte à d’autres traditions, notamment « le taoïsme, le bouddhisme tibétain, le mysticisme chrétien et l’hindouisme ».

    Plusieurs membres de l’Écovillage de Paix ont été recrutés par l’entremise du Sanctuaire du Feu Sacré, ou l’inverse. L’été dernier, à son apogée, l’écovillage en comptait une quarantaine. La journée passée au domaine Saint-Adolphe avait galvanisé les futurs résidants. Daniel avait mis sa maison de Montréal en vente et, à son image, plusieurs voulaient déménager dans la région de Québec pour participer à la fondation de la communauté.

    Les futurs résidants pouvaient s’investir dans quatre comités fourre-tout. Dont un, crucial, sur la mission et les règlements. Mais inutile de se casser la tête : fin
    novembre, un « songe » s’est insinué dans le sommeil d’Aigle Bleu. Le ciel avait parlé. Et un des membres du Conseil d’administration avait suggéré au chef du Sanctuaire d’enregistrer sa révélation. Quelques semaines plus tard, les futurs résidants recevaient trois épais documents qui constituaient en quelque sorte la charte de l’Écovillage de Paix.

    « Ça insultait mon intelligence. C’était bourré de sophismes. (…) Il y avait beaucoup de clauses là-dedans qui pouvaient amener de graves abus de pouvoir », se souvient Michel Grenier. Ce sexagénaire de Lac-Beauport, au crâne chauve et au rire sonore, est l’initiateur d’une fondation dédiée à la promotion des artistes indépendants sur le Web. Deux fois, Vincent Lévesque, le président du Sanctuaire du Feu Sacré, l’avait invité sur son voilier pour le convaincre d’embarquer dans le projet. À la recherche d’un site de spectacle, M. Grenier avait accepté.

    Or, cet homme d’affaires à la retraite n’était pas du style à se laisser éblouir par les élucubrations d’Aigle Bleu. Exemple : l’idée que les jeunes résidants de l’écovillage étudient sur place de la maternelle à l’université. Plus précisément à la « Cité de l’Univers », où « l’enseignement proposé sera élaboré dans un contexte communautaire holistique, où les technologies de vie écologiques et de développement humain globaux serviront de laboratoire, comme un immense biodôme naturel ».

    Mais par-dessous tout, c’est la hiérarchie de l’Écovillage de Paix qui irritait Michel Grenier et les autres anciens membres du Sanctuaire du Feu Sacré interrogés par Le Soleil. Pour eux, l’organisation devait reposer sur une « communauté intentionnelle », sans dirigeant, où tous les membres sont égaux et participent aux décisions. Bien qu’ils s’en défendent, les initiateurs semblaient vouloir imposer un « noyau dur » à la tête de l’écovillage. En l’occurrence, les trois poids lourds du conseil d’administration : le « directeur spirituel », Aigle Bleu, le président, Vincent Lévesque, et le vice-président, Claude Morin, un ex-prisonnier qui s’est repenti grâce à un certain prêtre amérindien…

    Manipulations

    Charles Boutin se souvient du double discours d’Aigle Bleu. « En paroles, c’est le genre de gars qui va prôner l’égalitarisme, la voix pour tout le monde, chacun a droit à sa parole, à son vote. En même temps, il mélangeait avec des notions amérindiennes où il y avait des cercles restreints qui prenaient des décisions pour la communauté », dit-il. Même si les règlements suggèrent le contraire, Charles soutient qu’Aigle Bleu était en faveur d’un « partage total des biens ». « Moi, explique-t-il, je cherchais plus un compromis entre la société d’aujourd’hui où l’argent est la valeur dominante (…). Lui, c’est “ On oublie ça le patrimoine individuel ”. »

    Avec le sexe opposé, Aigle Bleu entretenait une relation particulière, se rappelle Mélanie Fournier. « On dirait que la femme était en dessous de lui », confie-t-elle. En sa présence, « les hommes étaient toujours servis avant ». Encore un peu secouée au téléphone, Mélanie garde en mémoire ce que le chef du Sanctuaire du Feu Sacré lui a déclaré lors d’un de ces fameux « cercles de parole » frappés d’omerta : « Il y a quelqu’un qui lui avait dit qu’il allait avoir 100 femmes, raconte-t-elle, et il voulait qu’on en fasse partie. »

    Geneviève Maheux, elle, affirme qu’Aigle Bleu a tenté de la convaincre de se dissocier de ses proches et de se départir de ses biens. « Il disait que pour évoluer, il fallait peut-être que je brise les liens avec certaines personnes qui n’étaient pas d’accord avec moi et que je continue mon chemin, parce que sinon, ils étaient pour retarder mon évolution. Ça, ce sont des mots de gourou. C’est à partir de là que j’ai commencé à être sceptique. »

    Fin avril, Michel Grenier et trois anciens membres de l’Écovillage de Paix ont voulu en avoir le cœur net. Ils se sont rendus au Vermont, à la Sunray Meditation Society où Aigle Bleu se targuait d’avoir étudié pendant un quart de siècle. La prêtresse amérindienne Dhyani Ywahoo les a accueillis. Elle leur a confirmé qu’Aigle Bleu s’était bien instruit auprès d’elle toutes ces années. Mais elle leur a aussi déclaré qu’il avait été banni de la communauté en 2006. Et que, depuis, il n’était plus autorisé à enseigner la spiritualité amérindienne.

    L’occulte passé d’Aigle Bleu

    Les motifs qui ont mené à cette expulsion restent nébuleux. Joint au téléphone, Aigle Bleu répond que « c’est personnel ». Son collègue et ami Vincent Lévesque plaide l’ignorance. Quant à Dhyani Ywahoo, elle n’a pas retourné nos appels. Le Soleil a toutefois obtenu un échange de courriels dans lesquels Dhyani Ywahoo met en cause Aigle pour « viol de droits d’auteur » sur les produits de la Sunray Meditation Society et « non-respect au code d’éthique ». Ce dernier manquement étant lié, peut-on lire, « à des actions inappropriées à l’égard d’une étudiante adolescente ».

    C’est vers la fin des années 70, lors d’un congrès de spiritualité à Montréal, qu’Aigle Bleu aurait connu Dhyani Ywahoo. Après avoir été son étudiant, il est lui-même devenu professeur et prêtre à la Sunray Meditation Society. Par contre, contrairement à ce que laisse croire son teint basané, sa longue tresse noire et le bandeau qu’il porte presque toujours sur le front, Aigle Bleu n’a d’origine amérindienne que son surnom. Il est né en Saskatchewan et a grandi au Québec. Il s’appelle Luc Bourgault et a 53 ans.

    Depuis près de 30 ans, Aigle Bleu possède une maison à Stoneham et rend visite au propriétaire du domaine Saint-Adolphe, Louis-Marie Létourneau, en lui promettant qu’un jour, il achètera son terrain. En 2002, avant que les écovillages deviennent à la mode, son projet se nommait « Village de Paix ». M. Létourneau avait par la suite reçu un plan architectural (voir photo). L’an dernier, Aigle Bleu lui avait même expliqué sa stratégie. « Ils vendaient leurs résidences, ils regroupaient leur capital, ils achetaient le domaine et ils venaient se reconstruire ici », relate M. Létourneau. Incapables de réunir le montant demandé, Luc Bourgault et ses acolytes ont finalement renoncé. « L’investisseur » s’était désisté.

    Un peu plus d’un an après cette chaude journée de juillet 2006, les anciens membres du Sanctuaire du Feu Sacré ne se souviennent peut-être pas des « spirales de lumière », mais tous se rappellent les espoirs qu’ils fondaient dans l’écovillage. « On était vraiment motivés, mais on ne voulait pas se retrouver avec un gourou et une secte », dit Geneviève.

    Aux dernières nouvelles, l’Écovillage de Paix avait perdu une dizaine d’adhérents, notamment en raison des avertissements de Michel Grenier. En entrevue au Soleil, Vincent Lévesque a décrit ce qui apparaît comme un retour à la case départ. « On n’a pas de terrain encore. Tout ce qu’on fait présentement c’est d’essayer d’élaborer un mode de vie entre les membres pour savoir comment on pourrait vivre dans un écovillage. » Un constat que partage Aigle Bleu. « On est au tout début, on n’a même pas fini d’écrire la structure interne. C’est pour ça qu’on n’est pas prêt à avoir rien d’écrit sur nous. »

    Luc Bourgault prévoit prendre une semi-retraite de trois ans dès 2008. Dans une lettre envoyée il y a quelques semaines, le Sanctuaire du Feu Sacré proposait prochainement une « séance de purification spirituelle, dernière chance de vivre un atelier avec Aigle Bleu au Québec avant 2011 ». Des intéressés ?

Affichage de 1 message (sur 1 au total)
Répondre à : Aigle Bleu – Luc Bourgault
Vos informations:




 Toutes les informations sur le prochain Festival